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Eau

Situation et évolution de l'eau pour Chauffry.

Le constat

En 2012, le constat de la distribution d’eau sur la commune de Chauffry était accablant avec un rendement de 35%, soit 65% de fuites sur le réseau de notre commune ! Accablant du point de vue environnemental mais également financier, puisque parmi les taxes que nous payons, l’une d’elles, la redevance de prélèvement s’applique sur le volume d’eau puisé (et non sur le volume d’eau livré à l’abonné). En 2012, cette redevance s’élevait à 0,28€/m3. Sur les 113.099m3 d’eau puisés pour alimenter Chauffry cette année là, nous avons donc payé une taxe de prélèvement pour 73.446m3 d’eau qui ne sont jamais arrivés à nos robinets !

Les organes de distribution et de stockage sont vétustes, voir inutilisables (entretien de nos deux réservoirs non réglementaires, accès au château d’eau ancien interdit à cause de la corrosion des infrastructures, régulation de pression du réseau en panne…) et surtout, notre réseau est très vieux.

Notre capacité de forage ne permet pas d'assurer à l'avenir la production induite par l'augmentation des habitants ni d'assurer la pérennité des réserves actuelles ou de pollution ponctuelle. L’Etat et l’Agence de l’Eau ont donc contraint le SIAEP à s’interconnecter avec un autre réseau pour répondre à ces problématiques. D’autant plus que les caractéristiques très fluctuantes en fluor révèlent parfois des taux légèrement supérieurs aux normes européennes.

La taille du Syndicat était critique avec trop peu de personnel (un personnel administratif et un personnel technique) pour assurer une continuité de service (dont les astreintes de nuit et le week-end). Une structure qui obligeait le syndicat à recourir à des sous traitants pour assurer un service optimum, et ceci malgré le professionnalisme et la polyvalence de notre personnel. 

Mise en place d'une solution

En 2014, sous la Présidence (mais également lors de sa précédente vice-présidence) de M. José Ruiz, ingénieur hydraulicien à la retraite, et secondé par M. Stéphane Halloo, une vaste et ambitieuse politique est mise en place pour anticiper les problématiques liées à l’âge du réseau, les risques de difficultés à fournir de l’eau tout en répondant à l’évolution des normes, tout en assurant une qualité de service optimum.

Une future station de traitement d’eau potable sera réalisée avec la commune de Coulommiers afin de répondre aux exigences de l’Etat et de l’Agence de l’Eau. La première tranche de raccordement a été achevée en 2015. 

En pratique

Depuis le 1er juillet 2016, le SIAEP a confié la gestion de son fonctionnement à un délégataire de service public, Veolia.

Ce choix a permis de répondre au mieux aux besoins des abonnés quand à la qualité et la réactivité du service tout en maîtrisant les coûts. En effet, la diminution du coût de fonctionnement réalisée grâce au passage en DSP (Délégation de Service Public) a permis de mettre un place une série d’appels d’offres visant à une gestion plus efficiente du service de fourniture d’eau potable. L’installation de compteur de sectorisation sur le réseau (recherche et traitement des fuites simplifiés et beaucoup plus rapide, limitant le risque de payer une taxe de prélèvement sur de l’eau non distribuée), de nouveaux compteurs en télé-relève dans des coffrets de protection sur voie publique (simplification des relevés et protection des compteurs des intempéries) et le remplacement de tout les compteurs en plomb pour répondre aux normes en vigueur, se fera à partir de l’automne 2016 et devrait s’achever avant que les deux routes départementales traversant le bourg de Chauffry ne soit revêtue d’un nouveau tapis de bitume en 2017.

Si le SIAEP a donc confié à Veolia le fonctionnement du service, il a choisi de conserver le volet investissement, afin de réaliser les travaux nécessaires des réseaux et infrastructures avant la perte de compétence programmée (théoriquement en 2020 au maximum) au profit de l’intercommunalité.